Contrairement à ce que pourrait croire le lecteur ou imaginer, ce vers n’évoque pas le souvenir d’un paradis perdu, de l’autre côté de la méditerranée ; il illustre plutôt une nostalgie, une évocation sur un registre romantique des années passées ; celles du Roxy de la belle époque ; des années soixante et soixante dix ; le Roxy qui était à l’image d’une ville, Tanger ; une cité se nourrissant de sa propre géographie cosmopolite ; destination privilégiée des voyageurs à la quête des sensations multiples dans l’insouciance à l’égard de ce qui traversait le sud comme mouvement ou changement.
Le Cinéma ROXY offrait à Tanger une zone de repli ; une pause dans le tumulte du jour et de la nuit ; une évasion dans l’imaginaire ; le regard rêveur porté par le spectacle magique d’images et de héros extraordinaires ; des images de films américains, français ou italiens.
Pas loin du Roxy, un café éponyme, faisait le coin ; je m’attablais là au près de Mohamed Choukry. Devant nous de jeunes couples amoureux se dirigeaient vers la salle de cinéma pour donner corps à leurs rêves romantiques.
Mais cette image va connaître une éclipse, le Roxy allait vivre une sorte de retrait pour une certaine période avant sa nouvelle réhabilitation grâce notamment au Festival du Court Métrage Méditerranéen.
Que les portes du ROXY restent ouvertes à jamais.
Le cinéma, c’est le ROXY !
Le ROXY, c’est le cinéma !
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